Publié dans Editorial

Déviance !

Publié le dimanche, 02 novembre 2025

L’accord de Paris s’éloigne ! A l’approche de la Conférence - cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) – COP30 – Belém (Brésil) du 10 au 21 novembre 2025, les observateurs et analystes internationaux se demandent où en est-on de l’accord de Paris, COP 21 en 2015 ?

Dix ans exactement après la COP21 à Paris au cours de laquelle 195 pays ont signé ce qu’il convient d’appeler « l’accord de Paris », force est de noter que certains pays signataires notamment les pays industrialisés ont … dévié du bon chemin, du cap convenu à atteindre.

A Paris en 2015, lors de la 21e édition de la Conférence des Parties – COP21- un accord a été signé par les 195 Etats dans une euphorie ambiante sinon dans un enthousiasme général ! Les signataires, conscients du péril qui guette la planète Terre dans un futur immédiat, à moyen terme et surtout à long terme à cause du bouleversement du climat à l’échelle planétaire, se mettaient d’accord à créer un cadre global afin de contenir les impacts dévastateurs de ce bouleversement menant à un changement climatique.

En effet, les 195 Etats sentant le danger qui plane sur la planète Terre se donnèrent ensemble la conviction sur la nécessité de mettre sur pied un accord universel et juridiquement contraignant sur le changement climatique.

Pour ce faire, trois objectifs montent au créneau. Au premier plan : fournir aux pays en développement des ressources financières pour atténuer les effets nuisibles du changement climatique. En second point, renforcer la résilience des pays en difficulté économique qui subissent en premier lieu les caprices du changement climatique. En troisième position, accroitre les capacités d’adaptation des pays en développement face aux effets nuisibles produits par les changements.

Dix ans après et à l’approche de la COP30 à Belém, quel bilan pourrait-on établir à l’accord de Paris. Nombre d’analystes observent que l’accord bruyamment signé à Paris lors de la COP21 s’éloigne de plus en plus inquiétant des principes généraux des fondamentaux acquis il y a dix ans. Pour être plus précis, les pays industrialisés développés s’éloignent de la philosophie de base de la CCNUCC. Ils dévient de la ligne convenue ! Les objectifs fixés restent des théories sans suite notamment des accompagnements en ressources financières des pays en développement par les grandes nations industrialisées. En réalité, les abus et les excès d’émission de gaz à effet de serre qui à terme attisent le bouleversement du climat. Les superpuissances telles que la Chine et les Etats-Unis rebiffent. Elles manifestent des réticences à se soumettre à verser le moindre sou sinon le moindre dollar.

A noter qu’à Paris, en 2015, les débats ont abouti à un objectif précis à savoir limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, les émissions de gaz à effet de serre doivent culminer avant 2025 et diminuer de 43 % d‘ici 2030. Nous y sommes, où en est-on exactement ?

Le comportement quelque peu désobligeant des grandes industrialisées nous laisse des fois décontenancés. Les riches industrialisés, principaux responsables de ce trouble du climat et dont les principales victimes sont les pauvres du Sud, se … moquent des difficultés des pauvres incapables de s’adapter aux effets produits par le changement climatique. Les grands ne se soucient pas du manquement aux engagements qu’ils ont tenus.

Ndrianaivo

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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